Un projet socioprofessionnel et thérapeutique à El Alto

El Alto est une ville située au-dessus de La Paz, à 4100 mètres d’altitude. Fondée dans les années 1990’s, cette ville s’est créée suite à l’exode rural, provoqué par une grande sécheresse et par la fermeture de plusieurs exploitations minières de la région. Les populations migrantes venaient chercher du travail dans les usines de La Paz, et s’installèrent aux alentours de la ville. La croissance démographique annuelle de El Alto s’élève à 10%. L’arrivée en masse de populations migrantes a provoqué une organisation anarchique de la ville et aujourd’hui encore, les infrastructures ne peuvent pas répondre aux différents besoins de la population.  Face à cette réalité, de nombreux projets de solidarité internationale se sont développés dans la ville, essayant de faire face aux problèmes de violence, de santé ou de pauvreté.

L’un d’eux est le projet l’organisation Enda Bolivia El Alto, qui s’articule autour d’un centre d’accueil thérapeutique pour filles de la rue, d’un projet de thérapie de groupe en collaboration avec des collèges, d’un centre d’accueil thérapeutique pour les filles victimes de violences, et enfin d’un projet de formation professionnelle avec des femmes et les filles du projet en processus d’indépendance. Enda Bolivia El Alto est le seul centre thérapeutique résidentiel en Bolivie qui existe pour les filles mineures (de moins de 18 ans). Il n’en existe pas d’autre, que ce soit dans le secteur privé ou public.

Les patientes sont accueillies de manière résidentielle pendant au moins 3 mois dans l’un des deux centres, en fonction de leur vécu et de leur problème. Enda travaille en collaboration avec la Police des Mineurs de Bolivie, qui amène certaines victimes au centre. D’autres viennent d’elles-mêmes ou sont accompagnées par des voisins ou instituteurs. Une fois la thérapie réalisée, elles sont accueillies dans des orphelinats pour les plus jeunes, des centres pour jeunes mamans (car certaines d’entre elles sont enceinte ou ont un bébé suite au viol, et l’avortement est puni par la loi en Bolivie) ou bien réintégrées dans leur famille, quand cela est possible. Lorsqu’aucune de ces options n’est envisageable, un processus d’autonomie se fait et Enda soutient la jeune fille jusqu’à ce qu’elle termine ses études, qu’elle ait un logement et un travail.

Ce projet est une organisation à but non lucratif qui existe grâce à des financements de coopération internationale. Cependant, avec la crise internationale, il est de plus en plus difficile de trouver des financements et il devient essentiel pour les ONG de développer leur réseau de soutien. C’est dans ce contexte que l’atelier de formation professionnelle en tissage, couture et artisanat a mis en vente ses produits, afin de pouvoir continuer à financer les activités de l’atelier et du projet. Depuis août 2012, des femmes sans emploi se sont formées en tissage dans l’atelier de Enda, et un projet de création d’emploi est en cours afin de leur offrir un travail à long terme.

C’est dans ce contexte qu’un contact a été établi avec l’entreprise exportatrice Caserita.com, qui pourrait exporter les vêtements et accessoires en alpaga de cet atelier. Des commandes de la boutique en ligne « Caserita.com » seraient un soutien pour le projet mais aussi pour ces femmes qui pourraient avoir une activité rémunérée et voir ainsi leurs conditions de vie s’améliorer, car en Bolivie tout se paye, même l’éducation et la santé.

Si vous le souhaitez, vous pouvez visiter le site web de Enda Bolivia El Alto sur le lien suivant : www.endaelalto.org  ou le site web de Bolivienda des Alpes aux Andes, une association française qui soutient ce projet en réalisant des actions bénévoles en France : www.bolivienda.org

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18 février 2013 · 9:14

Le Carnaval en Bolivie

A l’Est du monde :

A ses origines ancestrales, le Carnaval était une fête célébrée en Egypte, à l’approche du printemps. Les Grecs la célébrèrent sur le modèle de l’Egypte puis les Romains, qui l’amenèrent en Europe Occidentale, comprenant la Péninsule Ibérique. Parallèlement, des nombreuses populations fêtaient chaque année, à leurs manières, la fin de l’hiver et l’arrivée du printemps. Toutes ces fêtes païennes furent ensuite récupérées par la célébration catholique du Carnaval.

Une fois le Catholicisme répandu en Europe, le Carnaval est devenu la fête précédant le Carême, 40 jours durant lesquels on ne pouvait plus manger de viande. En effet, le terme «carnaval» vient du latin «carnelevare», qui signifie «supprimer la viande».

A l’Ouest du monde :

Au XVème siècle, l’Empire Inca se fortifie en Amérique du Sud, plus particulièrement dans la région des Andes. Une des stratégies militaires élaborées pour coloniser les populations étaient de leur « permettre » de continuer à célébrer leurs fêtes traditionnelles. Les Incas avaient ainsi trouvé un moyen pacifique de ruiner les peuples colonisés, car ils dépensaient toutes leurs réserves alimentaires et financières, ce qui les rendait inaptes au combat et à la rébellion. Cela pouvait passer comme une faveur de la part de l’Empire, mais était en réalité une stratégie diplomatique pour rendre dociles les populations colonisées.

Lorsque les espagnols arrivèrent dans la région andine et comprirent l’avantage d’offrir aux populations autochtones le droit de continuer à célébrer leurs festivités traditionnelles, ils firent la même chose avec de nombreuses populations indigènes. Ce ne fut bien sûr pas le cas pour toutes les ethnies car nous savons bien que la plupart d’entre elles ont disparu en Amérique du Sud, mais ce fut le cas la région des Andes, plus particulièrement au Pérou et en Bolivie.

Le carnaval a été implanté en Amérique latine par les colons catholiques, mais lors de cette fête les peuples indigènes et les esclaves avaient le droit de participer aux festivités et de nombreuses expressions artistiques et culturelles ont pu ainsi survivre ou se créer et perdurer jusqu’à nos jours, «grâce» à la liberté d’expression accordée aux minorités lors de cette fête.

En Bolivie :

La Bolivie est le pays d’Amérique latine avec la population indigène la plus importante, plus de 50% de sa population totale. Cependant, bien que certaines traditions purement autochtones aient survécu, le syncrétisme culturel et religieux avec la culture espagnol et européenne reste majoritaire. Ainsi, juste après les fêtes de Noël, arrive le Carnaval. Le plus important est celui de la ville d’Oruro, qui se prépare toute l’année durant afin d’accueillir un défilé extraordinaire, qui dure 48 heures !

On peut observer lors de ce défilé des danses de tout le pays, métisses (comme la Morenada), purement indigènes (comme le Pujllay) ou cowboys (comme la Chacarera). De nombreuses danses étaient à leur origine des critiques du pouvoir ou du colonisateur, comme les Caporales dans les danses afro-boliviennes ou les Cusillos de la danse du Carnaval de La Paz, qui représente un colon espagnol autoritaire. Ce défilé extraordinaire est l’unique activité culturelle qui fait vivre la ville d’Oruro et lui a donné son prestige, avec la reconnaissance  de son Carnaval par l’Unesco comme Patrimoine Immatériel de l’Humanité.

Cependant, n’oublions pas que les espagnols il y a 400 ans eurent l’idée de copier les Incas, en «accordant» aux peuples indigènes et aux esclaves le droit de continuer à réaliser leurs danses traditionnelles lors du Carnaval, ou lors de fêtes catholiques. Ceci dans le but d’appauvrir les minorités, qui dépensaient une partie importante de leur capital pour marquer l’évènement. Ceci était aussi une manière de satisfaire les populations soumises, qui chercheraient moins à se rebeller si on leur faisait ce genre de faveur.

Aujourd’hui, il est moins évident de considérer la célébration des fêtes catholiques comme une stratégie de colonisation et de pouvoir. Cependant, on observe en Bolivie un phénomène curieux : les classes moyennes dépensent des sommes impressionnantes lors de ces festivités, que ce soit en costumes, en alcool ou en organisant une procession religieuse, qui dure un, deux ou trois jours. En effet, certains costumes traditionnels peuvent coûter jusqu’à 5000 dollars américains (en Bolivie on utilise quotidiennement le dollar, ça arrange les multinationales), et ce sont les personnes qui choisissent de défiler pour tel saint ou telle vierge qui paient leur inscription au défilé et leur costume, entre autres dépenses. Des économies de plusieurs années parfois sont dépensées dans un défilé, pour l’honneur de la famille qui participera et démontrera ainsi sa «richesse». Ainsi, l’élite riche ne risque pas de voir la classe moyenne s’enrichir. De plus, les places des spectateurs sont vendues par des multinationales de téléphonie mobile et non par les habitants locaux.

Conclusion :

Nous ne remettons pas ici en cause l’importance du patrimoine culturel d’un pays, sinon la façon dont il est exprimé. En ce qui concerne la Bolivie, l’histoire de cette stratégie de soumission des peuples a aussi permis à certaines expressions culturelles de se créer ou de survivre.

Cependant, il paraît inapproprié que des sommes si importantes d’argent soient gaspillées par les ménages des classes moyennes. Tout l’argent dépensé pour la Vierge de Socavón de la mine d’Oruro pourrait plutôt être utilisé pour payer des études, entretenir les fondations de la maison, ou encore payer des soins médicaux, quand on sait que la santé et l’éducation sont payantes en Bolivie…

Marine Faillettaz, La Paz, Bolivie.

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Dejemos de ser complacientes con los ricos

¿Otra promesa electoral tirada a la basura? El aumento del porcentaje al 75 % sobre los ingresos superiores a 1 millón de euros fue rechazado por el Consejo Institucional. Y pienso que es mucho mejor finalmente. No es que crea que no se deben poner impuestos sobre los ingresos de las familias más acomodadas de Francia, al contrario, pero esta reforma era muy poco equitativa, ya que se basa sobre los ingresos de una persona y no de un hogar.
Por ejemplo, si en una familia, la mujer gana 1.2 millones de euros por año y el hombre no tiene ingresos, la mujer tendrá que pagar un 75% de impuesto. En cambio, en una familia donde la mujer y el hombre ganan cada uno 800.000 euros al año (es decir un ingreso total por año de 1.6 millones de euros) ninguno tendrá que pagar este impuesto ya que sus ingresos individuales no sobrepasan el millón de euros. Podemos ver entonces que el aumento del porcentaje al 75% es un espejismo político.
Es necesario, según yo, que el gobierno proponga otra versión de su ley y respete sus compromisos ante los franceses. Este impuesto debe existir para los hogares de las familias más acomodadas. Los pudientes no tienen que sentirse aún más por encima del común de los mortales, y que por “algunas” razones queden exentos de este impuesto.
Debemos dejar de ser complacientes con ellos. Ayer por la tarde eché una ojeada a un sondeo realizado por M6 para su noticiero en televisión que preguntaba a la gente lo siguiente: ¿El gobierno debe insistir sobre el tema del aumento de porcentaje al 75%? Los resultados sobre un número de 75 000 votantes fueron: 56% dijo no y sólo un 39% respondió sí.
Sin tocar el tema de la metodología de este sondeo, realizado además por M6, estoy desconcertado de ver que los franceses están listos para defender con uñas y dientes a estos (sus) ricos. ¿Será acaso que muestran compasión, imaginándose que si ellos ganaran tanto, no les gustaría pagar un 75% de impuestos? Salvo que nosotros nunca tendremos jamás estos ingresos anuales.
Cuando Philippe Torreton preguntó a Gérard Dépardieu cuando estaba en Bélgica, que si pensaba “que las peticiones de apoyo de los franceses al RSA iban a florecer un poco en la red” me digo que nos hubiésemos podido escapar un poco de eso. Los franceses prefieren poner atención a los inmigrantes, los Roms, los árabes, los negros, que es bien sabido, nos roban nuestro pan y saquean nuestro país.
Es más fácil y además son más accesibles que estos pudientes, quienes se ríen a gusto desde lo alto de sus pedestales, viendo a estos pobres idiotas matándose los unos a los otros, y consumiendo sus productos, sus películas, su música para enriquecerlos aún más.
El mundo funciona al revés y la mayoría aplaude, pidiendo siempre más. El espectáculo de marionetas nos aparta de la realidad y los titiriteros, ellos simplemente se burlan y lo disfrutan.

Guillaume Jacquemart

Traduccion : Natalia Lerin.

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Arrêtons d’être complaisant avec les riches

Encore une promesse électorale à jeter aux oubliettes ? La tranche d’imposition à 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d’euros a été rejeté par le Conseil Constitutionnel. Et c’est tant mieux finalement. Loin de moi l’idée de ne pas taxer les revenus les plus aisés de France, au contraire, mais cette réforme était trop inégalitaire.

En effet, elle se base sur les revenus d’une personne, et non pas du foyer ! Par exemple, si dans un foyer, la femme gagne 1,2 millions d’euros par an, et l’homme est sans revenu, cette dernière sera imposée à 75%. Par contre, dans un autre foyer, si la femme et l’homme gagne chacun 800.000 euros par an (soit un revenu annuel pour le foyer de 1,6 millions d’euros) ni l’un, ni l’autre ne sera imposé à 75% car leurs revenus individuels ne dépassent pas le million. On voit très bien alors que la tranche d’imposition à 75% est un mirage politique.

Il est nécessaire, selon moi, que le gouvernement propose une autre version de sa loi et respecte ses engagements auprès des Français. Cette taxe doit exister pour les foyers les plus aisés. Il ne faut pas que les nantis se sentent encore plus au-dessus du commun des mortels, et pour quelques raisons se voient exemptés de cet impôt.

Il faut surtout arrêter d’être complaisant avec ces derniers. Hier soir, j’ai aperçu un sondage réalisé par M6 pour son journal télévisé qui demandait la chose suivante : taxation à 75%, le gouvernement doit-il insister ? Résultats sur 75.000 votants : 56% de non, 39% de oui !

Sans revenir sur la méthodologie de ce sondage, réalisé de plus par M6, je suis interloqué de voir que les Français soient prêts à défendre becs et ongles ces (ses ?) riches ! Font-ils preuve de compassion, en s’imaginant qu’eux, s’ils gagnaient autant, n’aimeraient pas être imposés à 75% ? Sauf qu’ils n’atteindront jamais ces revenus annuels.

Quand Philippe Torreton demande à Gérard Dépardieu parti en Belgique s’il pensait « que des pétitions de soutien de Français au RSA allaient fleurir un peu partout sur la Toile? »  je me dis qu’on y a peut être échappé de peu. Les Français, préfèrent taper sur les immigrés, les Roms, les Arabes, les Noirs, qui c’est bien connu, nous volent notre pain et pillent notre pays.

C’est plus facile, et en plus ils sont plus accessibles que ces nantis, qui du haut de leur piédestal, rigolent bien de voir ces cons de pauvres s’entretuer entre eux, et de continuer à acheter leurs produits, leurs films, leurs musiques pour les engrosser encore plus.

Le monde se marche sur la tête, et la majorité applaudit, en redemande toujours plus. Le spectacle de marionnette nous écarte de la réalité, et les marionnettistes eux se marrent.

Guillaume Jacquemart

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Conte tibétain – Le père « d’Aussi connu que la Lune »

Un homme très pauvre, ayant durement travaillé, avait réussi à amasser tout un sac de grain.
Il en était très fier et, quand il rentra chez lui, il accrocha le sac à une poutre de sa maison au moyen d’une corde, pour le mettre à l’abri des rats et des voleurs. Quand le sac fut suspendu, pour plus de sûreté, il s’installa dessous afin d’y passer la nuit.

Allongé là, son esprit se mit à vagabonder : « Si je peux vendre ce grain par petites quantités, j’en tirerai un plus grand profit … Je pourrai alors en acheter d’autre et recommencer la même opération ; d’ici peu, je serai riche et je deviendrai quelqu’un dans la communauté. Toutes les filles s’intéresseront à moi. J’épouserai une belle femme et, bientôt, nous aurons un enfant … Ce sera un fils, évidemment. ..

Comment pourrions-nous bien l’appeler ? » Laissant son regard errer dans la pièce, il aperçut, par la petite fenêtre, la lune qui se levait.
« Quel signe ! » pensa-t-il. « Voilà qui est de bon augure ! C’est un nom parfait, vraiment : je l’appellerai « Aussi Connu que la Lune » … » Mais, tandis qu’il spéculait de la sorte, un rat s’était frayé un chemin jusqu’au sac et en avait rongé la corde. A l’instant même où les mots « Aussi Connu que la Lune » sortirent de ses lèvres, le sac de grain tomba du plafond, le tuant sur le coup.

« Aussi Connu que la Lune », cela va sans dire, ne vit jamais le jour.

Sogyal Rinpoché , Le livre tibétain de la vie et de la mort, , ed. de La Table Ronde, Paris, 1993.

 

 

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Participez au financement du documentaire DRECERES La Revolucio Integral

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La force du capitalisme réside en sa capacité de rendre invisible les alternatives qui le remettent en question. Il a entre ses mains les grands médias qui participent à ce projet de cacher aux gens ce que d’autres personnes réalisent en dehors du cadre capitaliste.

Ce documentaire, réalisé par Gloria Matamala et Irene Colell, donne la parole à ces personnes qui ont crée d’autres formes d’éducation, de santé, de travail et d’habitation. Un autre modèle de vie est possible : quelques uns ont commencé à dessiner les premiers traits, en espérant que de plus en plus de gens les rejoindront.

Si vous voulez que ce documentaire naisse et soit diffusé pour que plus de gens connaissent cette réalité, vous pouvez participer en soutenant économiquement le projet et recevoir, selon le montant de la contribution, le dvd du documentaire, votre nom dans les crédits comme producteur, etc.

pour accéder au site de crowfunding, c’est par ici.

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Participa a la financiación del documental DRECERES La Revolucio Integral

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La fuerza del capitalismo es de volver invisible las alternativas que lo cuestionan. Tiene entre sus manos los grandes medios de comunicación que participan a este proyecto de esconder a la gente lo que otras personan realizan fuera del marco capitalista.

Este documental, realizado por Gloria Matamala y Irene Colell, otorga la palabra a esas personas que crearon otras formas de educarse, curarse, trabajar o vivir. Otro modelo de vida es posible : unos empezaron a dibujar los primeros rasgos, esperando tener cada vez más gente con ellos.

Si querés que este documental nazca y sea difundido para que más gente conozca esa realidad, podés participar con tu apoyo económico y recibir, según la contribución que aportaste, el dvd del documental, tu nombre en los créditos como productor, etc.

acá tenés el link del proyecto

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