La Grèce paralysée par la grève pour protester contre l’austérité

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters 

Vols annulés, musées et écoles fermés, taxis et marins en grève. La Grèce, qui tourne déjà au ralenti depuis deux semaines en raison d’une multiplication de conflits sectoriels – chez les éboueurs, les contrôleurs fiscaux, les journalistes –, devrait être paralysée pendant quarante-huit heures à l’appel de deux grands syndicats du pays, Adedy (fonctionnaires) et GSEE (salariés du privé) qui appellent, mercredi, à une grève générale et à des manifestations pour protester contre une loi d’austérité destinée à faciliter l’adoption d’un deuxième plan de sauvetage du pays actuellement en négociation à Bruxelles. Il s’agit de la cinquième grève générale depuis le début de l’année, et la deuxième de quarante-huit heures depuis la fin de juin.

Pendant ce temps, le Parlement grec examine un nouveau train de mesures d’austérité dont l’adoption est prévue pour jeudi, avant les réunions européennes de fin de semaine. Outre le gel des conventions collectives et la hausse de l’imposition pour les particuliers, le projet de loi en cours de discussion prévoit la mise au chômage technique de 30 000 salariés du secteur public d’ici à la fin de 2011 et une grille unique des salaires pour les fonctionnaires. Ces sacrifices, dont beaucoup visent une fonction publique inefficace et coûteuse bâtie sur le clientélisme politique, sont imposés sur fonds de récession aggravée pour la troisième année d’affilée en Grèce.

L’APPEL DE GEORGES PAPANDRÉOU À SA MAJORITÉ

« Je vous demande votre soutien. Je demande le soutien de tous les partis, mais nous serons une fois de plus les seuls à porter le fardeau de cette décision », a demandé le premier ministre grec, Georges Papandréou, aux parlementaires du Pasok, sa formation politique. Il a, de plus, rappelé l’échéance du sommet européen de dimanche. « Le vote du Parlement doit nous donner le pouvoir denégocier au sommet. Cette négociation devra mettre un terme à l’incertitude et à l’insécurité. Il est temps pour l’Europe de prendre des mesures sérieuses et efficaces pour mettre fin à la crise de la zone euro. »

Ils visent à convaincre les créanciers du pays, au premier rang desquels l’UE, de lesauver du surendettement et des déficits tout en essayant de stopper la contagion de la crise de la dette en zone euro, au moment où les agences de notation financière s’attaquent à l’Italie, la France et l’Espagne. A Bruxelles, les discussions entre le patron de Deutsche Bank, Josef Ackermann, et le directeur de l’association de représentation des grandes institutions financières, Charles Dallara, devraient d’ailleurs se poursuivre avec les autorités européennes autour d’un plan d’effacement ou de rééchelonnement de la dette grecque.

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